Avr 262012
 

Dans le branle-bas de combat printanier au niveau de l’administration des épreuves, un petit rappel très simple, mais utile au niveau de la configuration des logiciels de synthèse vocale (WordQ et Balabolka) et de prédiction de mots (WordQ).

Volontairement nous ne traiterons pas du sujet pour les autres logiciels (Médialexie, Wody, Kurzweil, etc) car pour certains d’entre eux,  la version anglophone n’est pas disponible présentement ou ne représente pas la version utilisée à ma C.S. pour les besoins des élèves. Dans tous les cas une vérité demeure: normalement l’élève devrait avoir utilisé ses outils tout au long de l’année scolaire ou en partie, afin de pouvoir les utiliser lors des épreuves. Après tout, il ne faut pas créer un plus grand stress lié aux épreuves et à une connaissance trop faible de l’outil utilisé.

En ce qui concerne WordQ, tout réside au niveau de la création d’un profil anglophone (et oui aussi simple que ça). Vous pouvez suivre la procédure à partir de la capsule vidéo de mes collègues de la CSRDN France et René que je remercie !

Pour l’utilisation de la synthèse vocale de Balabolka en anglais, il faut s’assurer qu’au minimum une voix de synthèse anglaise a été installée. Localisez l’onglet SAPI 5 et assurez-vous qu’il y a une voix anglophone d’installée (TOM ou ANNA de Microsoft). Volontairement je ne mentionne pas comment vous pourriez au besoin télécharger et installer les dictionnaires anglais de Balabolka pour un usage « bilingue mur à mur ».

Mar 192012
 

La semaine dernière, nous avons reçu un document fort intéressant en provenance de la direction régionale en lien avec l’utilisation du matériel cité en titre et la possibilité de l’utiliser lors de l’administration des épreuves. Bien que ce document ne bénéficie d’aucun statut officiel et n’est fourni qu’à titre informatif, il permet néanmoins aux intervenants dans les écoles de s’assurer d’offrir la possibilité aux élèves ciblés d’utiliser le dictionnaire électronique.

Au niveau de la planification des apprentissages:

Les documents sur la progression des apprentissages au primaire et au secondaire demandent aux enseignants d’habiliter les élèves à l’utilisation des dictionnaires papier et électronique dans la compétence «Écrire des textes variés de la langue d’enseignement».
Au moment de la planification des situations d’apprentissage, l’enseignant aura à décider du choix qu’il offrira aux élèves quant à l’utilisation du dictionnaire papier et/ou électronique.

Au niveau de la sanction des études:

Bien que le dictionnaire électronique fasse partie des apprentissages au primaire et au secondaire, la Direction de la sanction des études, dans ses règlements pour l’obtention du diplôme d’études secondaires, demande que l’utilisation du dictionnaire électronique soit inscrite au plan d’intervention à la suite d’une analyse des besoins et des capacités de l’élève, démontrant le caractère essentiel de cette adaptation.

Rien de nouveau direz-vous car les même règles s’appliquent pour l’ensemble des outils d’aide utilisés par l’élève c’est à dire: l’obligation que ce soit inscrit au plan d’intervention de ce dernier . Sauf que dans certains milieux et pour certains intervenants, le dictionnaire électronique est utilisé couramment mais ne figure pas toujours dans la liste des outils figurant au plan d’intervention. Pour certaines personnes, les outils d’aide se limitent aux logiciels et ordinateurs seulement…ce qui est faux et aurait pour conséquence de nuire à l’élève devant utiliser le dictionnaire électronique lors des épreuves!

J’allais oublier de souhaiter un très bon congrès de l’AQETA à toutes et à tous en cette semaine de mars qui a des allures de juin!!! J’aurais tellement aimé y participer pour une première fois mais il faut faire des choix déchirants dans la vie!
Peut être que je serai des vôtres en 2013 avec une de mes collègues afin de vous faire part du déroulement de notre expérimentation Ipad comme outil de suppléance à la communication ou pour parler de l’utilisation des aides technologiques faîtes à ma C.S. et du modèle d’accompagnement en place!
Bon congrès!

Bonne semaine!

Oct 212010
 

Notre collègue Jean Chouinard a répondu plus tôt cette semaine à certaines interrogations des milieux concernant le sujet de ce billet c’est à dire les « Balises techniques pour l’épreuve ministérielle en écriture en français »

Voici un résumé TRÈS éclairant pour les intervenants de nos différentes C.S.

Merci à Jean! et oui encore une fois ;o)

« L’info Sanction 554 qui est depuis intégrée au Guide de gestion de la Sanction des études au secondaire autorise les élèves ayant un trouble d’apprentissage à utiliser des aides à l’écriture y compris des aides à la correction pour faire leur épreuve ministérielle d’écriture. Les différentes fonctions d’aide de l’outil Antidote sont donc autorisées. Ici, il n’est pas question d’autoriser un produit ou d’en refuser un autre; ce sont plutôt les fonctions d’aide qui sont autorisées ou non admises.  »

« Il y a 6 éléments à considérer dans l’autorisation d’une fonction d’aide :  »

1-Infaillibilité de l’aide : l’outil ne doit pas être infaillible. S’il l’était, « il ferait la tâche à la place de l’élève ». Heureusement, je ne connais pas d’outil infaillible. La Direction de la sanction des études n’autorise pas 2 types de fonctions d’aide en lien avec 2 types d’évaluation;
A) les traducteurs : ici, on n’autorise pas les logiciels de traduction de langue (ex:français vers l’anglais). Même s’ils ne sont pas infaillibles, la Direction de la Sanction des études considère qu’ils font la tâche pour l’élève.
B) les logiciels de traduction de l’orale à l’écrit : ici, on parle de dictée vocale ou son synonyme la reconnaissance vocale qui permet de convertir la voix humaine en texte numérique en respectant les règles d’orthographe et de grammaire. La reconnaissance vocale est certes la fonction d’aide qui se rapproche le plus de l’infaillibilité, mais sans l’atteindre, car elle dépend de différents facteurs (qualité de la voix, qualité de l’équipement, qualité de la syntaxe, persévérance) pour qu’elle soit véritablement efficace. Toutefois, la restriction ne s’applique qu’à l’examen d’écriture. Si la compétence à évaluer ne concerne pas les compétences à écrire, l’élève est autorisé à l’utiliser. Ex. : il pourrait donner ses réponses dans un examen de lecture/compréhension. Il pourrait également utiliser la dictée vocale pour un examen d’histoire.

2- Offrir un choix. : L’outil doit offrir un choix à l’élève. Dans tous les cas, les correcteurs proposent à l’élève d’accepter ou non la correction proposée. Word le fait, Antidote même s’il propose des corrections laisse le soin à l’auteur d’accepter ou non la correction. De plus, comme l’outil n’est pas infaillible, il peut offrir des choix erronés. Ce qui nous amène au 3e point

3- La prise de décision de l’élève (son autonomie): Peu importe ce que l’outil va lui proposer, l’élève est le maître à bord à l’égard de son texte. C’est à lui que revient la décision et il doit la prendre, d’accepter ou non la correction proposée. Peu importe l’outil de révision/correction, l’élève doit décider. Ici, il est hors de question pour l’élève qui utiliserait Antidote de cliquer sur « Correction automatique ” ; ça va contre l’esprit de l’infoSanction 554 ; de plus, c’est inefficace.

4- Faire la triangulation : il est vrai que pour être admissible à l’évaluation l’aide technologique doit être inscrite au plan d’intervention. Mais ce n’est pas suffisant. Il doit y avoir une adéquation entre le besoin de l’élève, la fonction d’aide choisie et ce qui doit être évalué. Cette triangulation permet de vérifier si l’aide choisie doit être considérée comme une adaptation ou une modification.

5- Caractère indispensable de l’aide : Il faut également démontrer que l’outil est indispensable pour répondre au besoin de l’élève. Cet élément est fondamental.

6-  Maintenir la pédagogie avec les aides: Pour que l’élève conserve son autonomie et sa prise de décision, c’est là que la PÉDAGOGIE entre en ligne de compte : les aides à l’écriture ne sont pas uniquement là pour « corriger le texte » de l’élève (faut briser ce mythe), elles sont d’abord des “Aides à l’APPRENTISSAGE »; il est impératif de maintenir l’enseignement des stratégies cognitives avec l’outil comme on le fait sans l’outil. On doit montrer à l’élève à être responsable de l’utilisation de l’outil; il doit l’utiliser de façon intelligente, efficace et responsable. Les intervenants doivent lui montrer à l’utiliser en ces sens avec des stratégies métacognitives. C’est à nous à enseigner à l’élève à utiliser son aide à la correction de façon à ce qu’il prenne toujours des décisions : il doit comparer les suggestions du logiciel avec ce qu’il écrit, il doit profiter du fait que le logiciel lui indique un « potentiel de faute » pour vérifier la règle grammaticale, il doit écouter attentivement la lecture de la synthèse vocale pour vérifier s’il y a des mots mal écrits, ou s’il y a un problème de syntaxe dans sa phrase ou l’absence d’un mot. Ce n’est pas l’outil seulement, c’est l’élève, son outil et l’enseignant ou l’intervenant en appui à l’élève. L’élève doit non seulement bien maîtriser techniquement son outil, mais également bien le maîtriser pédagogiquement.  De là, le suivi est important. On doit s’assurer que l’élève respecte ses conditions en cours d’année. Ne jamais le laisser seul face à ses aides technologiques. Enfin, personnellement, j’apprends beaucoup avec mon réviseur/correcteur « Antidote »; j’apprends des nouveaux mots, je comprends des règles de grammaire, je substitue le bon mot au mot dit familier, je n’hésite plus avec l’accord des verbes ou l’orthographe d’un mot…. bref j’APPRENDS. L’AIDE À L’ÉCRITURE ET À LA CORRECTION EST FONDAMENTALEMENT UNE AIDE À L’APPRENTISSAGE ». C’est pour ça que la maîtrise de l’aide technologique devient une compétence et qu’il faut la considérer comme telle pour l’évaluation.

Sep 032010
 

La Direction de la sanction des études du Québec permet aux élèves ayant des
troubles d’apprentissage de recourir aux aides à l’écriture afin de procéder aux
épreuves d’écriture ministérielles, en langue maternelle et en langue seconde.

Les logiciels de prédiction de mots avec synthèse vocale, les logiciels d’idéation
et les correcteurs grammaticaux et orthographiques sont autorisés, tandis que les
logiciels de reconnaissance vocale ne le sont pas.

Pour que l’élève obtienne la permission d’utiliser ces aides aux examens sanctionnés,
l’école doit remplir un formulaire de « demande d’autorisation d’utilisation
d’un outil d’aide à l’écriture pour un élève ayant un trouble d’apprentissage ». Elle
doit se référer au responsable de la sanction des études désigné par la commission
scolaire ou l’établissement d’enseignement privé. Avant de penser à utiliser des aides à l’écriture lors d’une évaluation, il est important que l’élève ait eu l’occasion de les utiliser au cours de la période d’apprentissage.

Source: 500 sites pour mieux réussir à l’école et MELS  www.mels.gouv.qc.ca/ais